Bonjour la team du raffut alpin, voici mon débrief du match à Carcassonne. Bonne lecture.
Grenoble en panne de victoire
Après la deuxième défaite consécutive du bloc, Grenoble sait qu’il faudra batailler, maintenant, pour assurer le maintien dans ce Pro D2, toujours aussi âpre à chaque journée. Pour cela, les hommes de Jeff Dubois doivent s’imposer contre les concurrents directs quand l’occasion se présente. Et, cela tombe bien puisque Grenoble est opposé à Carcassonne, la lanterne rouge, qui croit encore à ses chances de maintien pour peu que les hommes de Bernard Goutta gagnent quasiment tous leurs matchs, à commencer par ceux à domicile. Avant la rencontre, le demi d’ouverture isérois, Marc Palmier a bien conscience qu’il faut, dorénavant, tout faire pour ce club qu’il faut respecter : « On se doit de respecter ce club et ce maillot, cette institution ». C’est une évidence ! Maintenant, de ces belles paroles, il faut passer aux actes, et cela passera par un gros coup au stade Albert-Domec.
Une défense bien trop fébrile
Dans ce bras de fer qui oppose, Grenoble face à Carcassonne, l’équipe qui défend le moins bien, l’entame de jeu montre que Grenoble a aussi des problèmes en défense. On joue depuis plus d’une minute, et les coéquipiers de Julien Farnoux encaissent le premier essai sur une attaque en première main des Audois à la sortie d’un ballon en touche. La défense grenobloise monte trop rapidement sur l’offensive carcassonnaise, un intervalle se crée, passe sur l’extérieur, remise intérieure, essai ! Du cousu main pour une attaque face à une défense mal inspirée ! (2e, 7-0). Fort heureusement, Grenoble répond dans la foulée en marquant un bel essai sur un gros travail de Mathis Baret, qui trompe la défense audoise, incapable de le stopper dans son élan. (6e, 7-5). Carcassonne accentue son avance en ajoutant trois nouveaux points (9e, 10-5). Puis, pendant une vingtaine de minutes, les équipes se neutralisent, commettant chacune des fautes sur chaque offensive avec des ballons tombés, des ballons perdus en touche (encore deux pertes pour Grenoble !), les joueurs se chambrent un peu, bref du rugby peu flamboyant.
Sur un bon lancement de jeu de Grenoble, les Audois commettent deux grosses fautes avec plaquages dangereux repérés par l’arbitre et confirmés à la vidéo. L’arbitre sort le carton jaune, les Grenoblois jouent alors en supériorité numérique pendant dix minutes, ce qui leur permet de combler leur retard dans un premier temps (27e, 10-8), puis de passer devant en marquant un deuxième essai par Raffaele Costa Storti (31e, 10-15). Mais plutôt que de continuer sur leur lancé, les Grenoblois commettent des fautes bêtes (33e, écran, 37e, en-avant, 39e, faute au sol). Les maladresses grenobloises redonnent du baume au cœur aux hommes de Bernard Goutta, qui retrouvent le moral et décident, sur la dernière pénalité, de jouer une pénaltouche à 5m au lieu de tenter les trois points. Pari payant, puisqu’ils marquent leur deuxième essai sur maul pénétrant sans que l’engagement déployé par la défense iséroise, bien trop faible, puisse empêcher le talonneur s’aplatir (40e, 17-15). Rageant ! Les Audois virent en tête à la pause alors qu’ils ont été malmenés pendant le dernier quart d’heure et ont réussi à marquer sur leur unique occasion dans les 22m. Vraiment, je trouve que la défense grenobloise perd le bras de fer dès que l’adversaire entre dans la zone de marque. Cependant, à 17-15, rien n’est encore perdu pour la bande au capitaine Julien Farnoux, il n’y a que deux points de retard. A Dax, il y a quinze jours, la messe était dite à la mi-temps (28-12) avec 16 points de retard.
Les statistiques de la première mi-temps :
Touches (Grenoble) :7, deux ballons perdus.
Touche (Carca) :9, un ballon perdu.
Mêlée (Grenoble) : 3, aucune pénalité.
Mêlée (Carca) : 3, un bras cassé contre Grenoble.
Pénalité : 5 contre Grenoble et 2 contre Carca et un jaune.
Un seul point de consolation
Pendant les dix premières minutes de la seconde période, les hommes de Bernard Goutta reviennent très fort et poussent les Grenoblois à la faute (42e, 46e,50e) et pourtant, les hommes de Jeff Dubois avaient obtenu un super 50-22, qui hélas, n’a rien donné sur le lancement de jeu après la touche, pire, un contest audois a annihilé l’action (42e). Sur la troisième pénalité, les Audois choisissent la pénaltouche qui fait encore mouche comme lors de la fin du premier acte (53e, 22-15). Par la suite, les choses ne s’arrangent pas vraiment pour les Grenoblois, qui perdent un ballon en touche (54e, lancer pas droit), qui se font pénaliser en mêlée (57e), puis au sol (58e). La discipline, qui est pourtant le point fort des Grenoblois (équipe la moins pénalisée du championnat) est mise à mal avec 5 pénalités en vingt minutes.
A l’heure de jeu, les hommes de Jeff Dubois montent enfin leur niveau d’engagement ; ils volent un ballon en touche, poussent les Audois à la faute (première pénalité au bout de vingt minutes de jeu !) et obtiennent la première pénalité en mêlée (63e). Mais sur la pénaltouche qui suit, le ballon est volé par l’alignement audois ! Décidément, rien ne va chez les Isérois malgré les encouragements prodigués par Jeff du bord de touche. Et toujours pas de point marqué par ses troupes.
Bien au contraire, nouvelle pénalité iséroise (la troisième de Raffaele Costa Storti !). Pénaltouche sur les 22m, grosse pression des Audois proches de la ligne d’en-but, Zack Gauthier commet deux fautes de suite et écope d’un carton jaune et trois points de plus pour Carcassonne (72e, 25-15). L’écart est fait, le match est quasiment plié. Il y aura bien la réaction d’orgueil sous l’impulsion d’un Mathis Baret, qui s’enfonce dans la défense, transmet à hauteur à Yan Lestrade qui aplatit au milieu des perches (76e, 25-22). L’espoir renait dans le camp grenoblois, d’autant plus qu’une belle séquence permet d’obtenir une mêlée. La possession est iséroise, le ballon circule de main en main, mais ne progresse pas beaucoup et l’action se termine par un en-avant grenoblois, qui est à l’image des actions qui ont avorté tout au long du match pour la même raison. Nouvelle défaite des hommes de Jeff Dubois (la quinze de la saison) qui ne ramènent qu’un seul point de Carcassonne, alors que beaucoup d’équipes sont venues s’imposer à Domec. Décidemment, Grenoble n’arrive toujours pas à s’imposer dans cet avant dernier bloc de la saison, même contre le dernier du championnat !
Les statistiques de la deuxième mi-temps :
Touche (Grenoble) :5, deux ballons perdus.
Touche (Carca) :9, deux ballons perdus.
Mêlée (Grenoble) : 3, une pénalité contre Carca.
Mêlée (Carca) : 4, deux pénalités contre Grenoble.
Pénalité : 7 contre Grenoble et un carton jaune et 3 contre Carca.
Avec seulement sept points d’avance sur le quinzième, tous les voyants sont au rouge maintenant. Le maintien n’est pas encore assuré, et ce n’est pas le prochain match qui risque de redonner le sourire avec la réception d’Oyonnax ! Les hommes de Fabien Cibray, qui viennent de battre les Brivistes avec beaucoup d’énergie et de puissance, auront à cœur de prendre leur revanche du match aller au cours duquel Romain Trouilloud avait réussi l’exploit de marquer la pénalité de la gagne de plus de 50m à la sirène. Le derby promet une belle empoignade. Qui en sortira vainqueur ? Je ne suis pas spécialement optimiste.
Grenoble en panne de victoire
Après la deuxième défaite consécutive du bloc, Grenoble sait qu’il faudra batailler, maintenant, pour assurer le maintien dans ce Pro D2, toujours aussi âpre à chaque journée. Pour cela, les hommes de Jeff Dubois doivent s’imposer contre les concurrents directs quand l’occasion se présente. Et, cela tombe bien puisque Grenoble est opposé à Carcassonne, la lanterne rouge, qui croit encore à ses chances de maintien pour peu que les hommes de Bernard Goutta gagnent quasiment tous leurs matchs, à commencer par ceux à domicile. Avant la rencontre, le demi d’ouverture isérois, Marc Palmier a bien conscience qu’il faut, dorénavant, tout faire pour ce club qu’il faut respecter : « On se doit de respecter ce club et ce maillot, cette institution ». C’est une évidence ! Maintenant, de ces belles paroles, il faut passer aux actes, et cela passera par un gros coup au stade Albert-Domec.
Une défense bien trop fébrile
Dans ce bras de fer qui oppose, Grenoble face à Carcassonne, l’équipe qui défend le moins bien, l’entame de jeu montre que Grenoble a aussi des problèmes en défense. On joue depuis plus d’une minute, et les coéquipiers de Julien Farnoux encaissent le premier essai sur une attaque en première main des Audois à la sortie d’un ballon en touche. La défense grenobloise monte trop rapidement sur l’offensive carcassonnaise, un intervalle se crée, passe sur l’extérieur, remise intérieure, essai ! Du cousu main pour une attaque face à une défense mal inspirée ! (2e, 7-0). Fort heureusement, Grenoble répond dans la foulée en marquant un bel essai sur un gros travail de Mathis Baret, qui trompe la défense audoise, incapable de le stopper dans son élan. (6e, 7-5). Carcassonne accentue son avance en ajoutant trois nouveaux points (9e, 10-5). Puis, pendant une vingtaine de minutes, les équipes se neutralisent, commettant chacune des fautes sur chaque offensive avec des ballons tombés, des ballons perdus en touche (encore deux pertes pour Grenoble !), les joueurs se chambrent un peu, bref du rugby peu flamboyant.
Sur un bon lancement de jeu de Grenoble, les Audois commettent deux grosses fautes avec plaquages dangereux repérés par l’arbitre et confirmés à la vidéo. L’arbitre sort le carton jaune, les Grenoblois jouent alors en supériorité numérique pendant dix minutes, ce qui leur permet de combler leur retard dans un premier temps (27e, 10-8), puis de passer devant en marquant un deuxième essai par Raffaele Costa Storti (31e, 10-15). Mais plutôt que de continuer sur leur lancé, les Grenoblois commettent des fautes bêtes (33e, écran, 37e, en-avant, 39e, faute au sol). Les maladresses grenobloises redonnent du baume au cœur aux hommes de Bernard Goutta, qui retrouvent le moral et décident, sur la dernière pénalité, de jouer une pénaltouche à 5m au lieu de tenter les trois points. Pari payant, puisqu’ils marquent leur deuxième essai sur maul pénétrant sans que l’engagement déployé par la défense iséroise, bien trop faible, puisse empêcher le talonneur s’aplatir (40e, 17-15). Rageant ! Les Audois virent en tête à la pause alors qu’ils ont été malmenés pendant le dernier quart d’heure et ont réussi à marquer sur leur unique occasion dans les 22m. Vraiment, je trouve que la défense grenobloise perd le bras de fer dès que l’adversaire entre dans la zone de marque. Cependant, à 17-15, rien n’est encore perdu pour la bande au capitaine Julien Farnoux, il n’y a que deux points de retard. A Dax, il y a quinze jours, la messe était dite à la mi-temps (28-12) avec 16 points de retard.
Les statistiques de la première mi-temps :
Touches (Grenoble) :7, deux ballons perdus.
Touche (Carca) :9, un ballon perdu.
Mêlée (Grenoble) : 3, aucune pénalité.
Mêlée (Carca) : 3, un bras cassé contre Grenoble.
Pénalité : 5 contre Grenoble et 2 contre Carca et un jaune.
Un seul point de consolation
Pendant les dix premières minutes de la seconde période, les hommes de Bernard Goutta reviennent très fort et poussent les Grenoblois à la faute (42e, 46e,50e) et pourtant, les hommes de Jeff Dubois avaient obtenu un super 50-22, qui hélas, n’a rien donné sur le lancement de jeu après la touche, pire, un contest audois a annihilé l’action (42e). Sur la troisième pénalité, les Audois choisissent la pénaltouche qui fait encore mouche comme lors de la fin du premier acte (53e, 22-15). Par la suite, les choses ne s’arrangent pas vraiment pour les Grenoblois, qui perdent un ballon en touche (54e, lancer pas droit), qui se font pénaliser en mêlée (57e), puis au sol (58e). La discipline, qui est pourtant le point fort des Grenoblois (équipe la moins pénalisée du championnat) est mise à mal avec 5 pénalités en vingt minutes.
A l’heure de jeu, les hommes de Jeff Dubois montent enfin leur niveau d’engagement ; ils volent un ballon en touche, poussent les Audois à la faute (première pénalité au bout de vingt minutes de jeu !) et obtiennent la première pénalité en mêlée (63e). Mais sur la pénaltouche qui suit, le ballon est volé par l’alignement audois ! Décidément, rien ne va chez les Isérois malgré les encouragements prodigués par Jeff du bord de touche. Et toujours pas de point marqué par ses troupes.
Bien au contraire, nouvelle pénalité iséroise (la troisième de Raffaele Costa Storti !). Pénaltouche sur les 22m, grosse pression des Audois proches de la ligne d’en-but, Zack Gauthier commet deux fautes de suite et écope d’un carton jaune et trois points de plus pour Carcassonne (72e, 25-15). L’écart est fait, le match est quasiment plié. Il y aura bien la réaction d’orgueil sous l’impulsion d’un Mathis Baret, qui s’enfonce dans la défense, transmet à hauteur à Yan Lestrade qui aplatit au milieu des perches (76e, 25-22). L’espoir renait dans le camp grenoblois, d’autant plus qu’une belle séquence permet d’obtenir une mêlée. La possession est iséroise, le ballon circule de main en main, mais ne progresse pas beaucoup et l’action se termine par un en-avant grenoblois, qui est à l’image des actions qui ont avorté tout au long du match pour la même raison. Nouvelle défaite des hommes de Jeff Dubois (la quinze de la saison) qui ne ramènent qu’un seul point de Carcassonne, alors que beaucoup d’équipes sont venues s’imposer à Domec. Décidemment, Grenoble n’arrive toujours pas à s’imposer dans cet avant dernier bloc de la saison, même contre le dernier du championnat !
Les statistiques de la deuxième mi-temps :
Touche (Grenoble) :5, deux ballons perdus.
Touche (Carca) :9, deux ballons perdus.
Mêlée (Grenoble) : 3, une pénalité contre Carca.
Mêlée (Carca) : 4, deux pénalités contre Grenoble.
Pénalité : 7 contre Grenoble et un carton jaune et 3 contre Carca.
Avec seulement sept points d’avance sur le quinzième, tous les voyants sont au rouge maintenant. Le maintien n’est pas encore assuré, et ce n’est pas le prochain match qui risque de redonner le sourire avec la réception d’Oyonnax ! Les hommes de Fabien Cibray, qui viennent de battre les Brivistes avec beaucoup d’énergie et de puissance, auront à cœur de prendre leur revanche du match aller au cours duquel Romain Trouilloud avait réussi l’exploit de marquer la pénalité de la gagne de plus de 50m à la sirène. Le derby promet une belle empoignade. Qui en sortira vainqueur ? Je ne suis pas spécialement optimiste.