bonjour les ami(es)
voici mon débrief en attendant de celui du président
Pas en mesure de rivaliser
A la veille du match de reprise compliqué à négocier dans les landes, la presse nous signalait la liste des joueurs grenoblois indisponibles, et non des moindres, comme Sam Davies et de nombreux joueurs cadres dans le pack. Au moment de découvrir la composition des 23 noms couchés sur la feuille de match, je me disais que la tâche n’allait pas être simple d’aller défier les Montois sur leur nouvelle pelouse ultra-rapide. Mais après tout, en sport, rien n’est écrit à l’avance et un exploit est toujours possible. Et ce ne sont pas les Neversois qui me donneront tort. Mais, là, s’arrête très vite la comparaison.
Une mêlée grenobloise au supplice
Dès les premières minutes jouées à Guy Boniface, les Montois, adaptes d’un rugby de mouvement fait de nombreuses passes monopolisent très vite le ballon, se lancent dans un jeu de mouvement. Le ballon passe rapidement de main en main. Mais à vouloir trop jouer, les Montois laissent tomber des ballons. Bonne aubaine pour les Grenoblois qui vont pouvoir récupérer le ballon et lancer leur jeu à la sortie de la mêlée. Mais, dès le premier affrontement des deux packs, la mêlée grenobloise est sanctionnée (1ère, pilier gauche), puis sur les quatre suivantes sur introduction Grenoble, c’est au tour du pilier droit d’être sanctionné trois fois de suite, qui écope d’un carton jaune. A quatorze contre quinze, la défense iséroise cède pour la deuxième fois : 14-0 (22ième). Avec la sortie d’Halanukonuka et la rentrée de Régis Montagne, la mêlée sera enfin stabilisée. Ce n’est pas pour autant que les affaires vont s’améliorer sur le terrain, puisque, sevrés de ballons, les Grenoblois sont dominés par des Landais qui maîtrisent parfaitement leur conquête en touche pour lancer leurs offensives. On assite à un match attaque montoise contre défense iséroise durant les quarante minutes de la première période. Sur les quelques ballons joués par les hommes d’Aubin Hueber (9ième et 36ième), le manque de puissance de l’attaque grenobloise face à une défense montoise bien en place ne permet pas de franchir et d’inquiéter le manager de Mont-de-Marsan, Patrick Mihlet, plutôt serein sur le bord de touche. Pire, sur un ballon perdu en touche par ses hommes, ces derniers le récupèrent. Leur centre Jules Even en hérite, il voit un intervalle, s’y engouffre avec une facilité déconcertante, et mystifie les derniers défenseurs isérois d’une feinte de passe. Troisième essai montois en moins d’une demi-heure ! 19-0 (29ième). Le bonus offensif, déjà en poche, ultra dominateur sur le terrain, on sent très vite que la soirée allait être très difficile pour des Grenoblois qui ne font que subir et qui sont pénalisés (7 contre 3). Les joueurs regagnent les vestiaires sur un score sans appel : 19-0. C’est Fanny pour les hommes de Nicolas Nadau, assis sur le bord de touche et bien en peine de voir ses joueurs se faire malmener.
Un sursaut d’orgueil quand tout est joué
Au retour des vestiaires, les Grenoblois reviennent avec de meilleures intentions. Pénalité gagnée sur contest, premier mouvement d’envergure qui se termine dans l’en-but montois, mais avant d’aplatir Wilfried Hulleu met un pied en touche. Vraiment dommage. La séquence offensive était très bien menée. Les hommes de Patrick Pézery ne baissent pas les bras pour autant. Ils poursuivent sur leur lancée. Malheureusement, produire du jeu amène souvent des fautes de main. Sur deux pertes de balle (45ième et 54ième), les Montois, opportunistes, inscrivent deux essais, mènent alors 29-0. Rien ne veut sourire aux Grenoblois qui mettent beaucoup plus d’engagement, mais n’arrivent pas à imposer leur rugby et payent cher leurs fautes. Le match est d’ores et déjà plié, 5 essais à zéro, bonus sécurisé pour les Landais. Il n’y a plus qu’à attendre la fin du match en espérant que le score n’atteindra pas des valeurs vertigineuses. Pour laver cet affront, les hommes d’Aubin Hueber sauveront l’honneur en marquant trois essais alors que dans le même temps, les Montois en ajouteront un sixième, à la suite de nouveau d’une perte de balle sur leur touche, suivie d’un loupé au sol par Lilian Rossi, qui voulant dégager le ballon, il l’a complétement loupé. Ces trois essais marqués montrent un autre visage de la part des coéquipiers de Steeve Blanc-Mappaz, profitant au passage vraisemblablement d’un relâchement des Montois, mais ce sursaut d’orgueil est bien trop tardif.
Le match se termine sur une belle séquence défensive des Grenoblois sur leur ligne afin d’éviter d’encaisser un septième essai. Il n’en demeure pas moins que le score est très lourd 39-19. A aucun moment pendant la première heure de jeu, on a senti des Grenoblois capables d’imposer leur rugby. Aubin Hueber a dû faire face à la pénurie de ses joueurs cadres, faisant jouer des joueurs à des postes inhabituelles, comme Barnabé Massa, déclinant une sélection en équipe de France en U20 pour jouer troisième ligne, qu’il a très bien honoré. Bravo à lui.
Prochain match au Stade des Alpes contre Brive, bête noire des Grenoblois.
Les statistiques de la première mi-temps :
Mêlée (Intro Grenoble) : 7, quatre pénalités et un bras cassé contre MdM.
Mêlée (Intro MdM) : 4, deux pénalités contre Grenoble.
Touche (Grenoble) : 2, aucun ballon perdu.
Touche (MdM) :12, une touche perdue.
Pénalité : 7 contre Grenoble et un carton jaune, 3 contre MdM.
Les statistiques de la deuxième mi-temps :
Mêlée (Intro Grenoble) : 1.
Mêlée (Intro MdM) : 2.
Touche (Grenoble) : 9 aucun ballon perdu !
Touche (MdM) :4, deux ballons volés, un ballon perdu
Pénalité : 4 contre Grenoble et 6 contre MdM.
voici mon débrief en attendant de celui du président
Pas en mesure de rivaliser
A la veille du match de reprise compliqué à négocier dans les landes, la presse nous signalait la liste des joueurs grenoblois indisponibles, et non des moindres, comme Sam Davies et de nombreux joueurs cadres dans le pack. Au moment de découvrir la composition des 23 noms couchés sur la feuille de match, je me disais que la tâche n’allait pas être simple d’aller défier les Montois sur leur nouvelle pelouse ultra-rapide. Mais après tout, en sport, rien n’est écrit à l’avance et un exploit est toujours possible. Et ce ne sont pas les Neversois qui me donneront tort. Mais, là, s’arrête très vite la comparaison.
Une mêlée grenobloise au supplice
Dès les premières minutes jouées à Guy Boniface, les Montois, adaptes d’un rugby de mouvement fait de nombreuses passes monopolisent très vite le ballon, se lancent dans un jeu de mouvement. Le ballon passe rapidement de main en main. Mais à vouloir trop jouer, les Montois laissent tomber des ballons. Bonne aubaine pour les Grenoblois qui vont pouvoir récupérer le ballon et lancer leur jeu à la sortie de la mêlée. Mais, dès le premier affrontement des deux packs, la mêlée grenobloise est sanctionnée (1ère, pilier gauche), puis sur les quatre suivantes sur introduction Grenoble, c’est au tour du pilier droit d’être sanctionné trois fois de suite, qui écope d’un carton jaune. A quatorze contre quinze, la défense iséroise cède pour la deuxième fois : 14-0 (22ième). Avec la sortie d’Halanukonuka et la rentrée de Régis Montagne, la mêlée sera enfin stabilisée. Ce n’est pas pour autant que les affaires vont s’améliorer sur le terrain, puisque, sevrés de ballons, les Grenoblois sont dominés par des Landais qui maîtrisent parfaitement leur conquête en touche pour lancer leurs offensives. On assite à un match attaque montoise contre défense iséroise durant les quarante minutes de la première période. Sur les quelques ballons joués par les hommes d’Aubin Hueber (9ième et 36ième), le manque de puissance de l’attaque grenobloise face à une défense montoise bien en place ne permet pas de franchir et d’inquiéter le manager de Mont-de-Marsan, Patrick Mihlet, plutôt serein sur le bord de touche. Pire, sur un ballon perdu en touche par ses hommes, ces derniers le récupèrent. Leur centre Jules Even en hérite, il voit un intervalle, s’y engouffre avec une facilité déconcertante, et mystifie les derniers défenseurs isérois d’une feinte de passe. Troisième essai montois en moins d’une demi-heure ! 19-0 (29ième). Le bonus offensif, déjà en poche, ultra dominateur sur le terrain, on sent très vite que la soirée allait être très difficile pour des Grenoblois qui ne font que subir et qui sont pénalisés (7 contre 3). Les joueurs regagnent les vestiaires sur un score sans appel : 19-0. C’est Fanny pour les hommes de Nicolas Nadau, assis sur le bord de touche et bien en peine de voir ses joueurs se faire malmener.
Un sursaut d’orgueil quand tout est joué
Au retour des vestiaires, les Grenoblois reviennent avec de meilleures intentions. Pénalité gagnée sur contest, premier mouvement d’envergure qui se termine dans l’en-but montois, mais avant d’aplatir Wilfried Hulleu met un pied en touche. Vraiment dommage. La séquence offensive était très bien menée. Les hommes de Patrick Pézery ne baissent pas les bras pour autant. Ils poursuivent sur leur lancée. Malheureusement, produire du jeu amène souvent des fautes de main. Sur deux pertes de balle (45ième et 54ième), les Montois, opportunistes, inscrivent deux essais, mènent alors 29-0. Rien ne veut sourire aux Grenoblois qui mettent beaucoup plus d’engagement, mais n’arrivent pas à imposer leur rugby et payent cher leurs fautes. Le match est d’ores et déjà plié, 5 essais à zéro, bonus sécurisé pour les Landais. Il n’y a plus qu’à attendre la fin du match en espérant que le score n’atteindra pas des valeurs vertigineuses. Pour laver cet affront, les hommes d’Aubin Hueber sauveront l’honneur en marquant trois essais alors que dans le même temps, les Montois en ajouteront un sixième, à la suite de nouveau d’une perte de balle sur leur touche, suivie d’un loupé au sol par Lilian Rossi, qui voulant dégager le ballon, il l’a complétement loupé. Ces trois essais marqués montrent un autre visage de la part des coéquipiers de Steeve Blanc-Mappaz, profitant au passage vraisemblablement d’un relâchement des Montois, mais ce sursaut d’orgueil est bien trop tardif.
Le match se termine sur une belle séquence défensive des Grenoblois sur leur ligne afin d’éviter d’encaisser un septième essai. Il n’en demeure pas moins que le score est très lourd 39-19. A aucun moment pendant la première heure de jeu, on a senti des Grenoblois capables d’imposer leur rugby. Aubin Hueber a dû faire face à la pénurie de ses joueurs cadres, faisant jouer des joueurs à des postes inhabituelles, comme Barnabé Massa, déclinant une sélection en équipe de France en U20 pour jouer troisième ligne, qu’il a très bien honoré. Bravo à lui.
Prochain match au Stade des Alpes contre Brive, bête noire des Grenoblois.
Les statistiques de la première mi-temps :
Mêlée (Intro Grenoble) : 7, quatre pénalités et un bras cassé contre MdM.
Mêlée (Intro MdM) : 4, deux pénalités contre Grenoble.
Touche (Grenoble) : 2, aucun ballon perdu.
Touche (MdM) :12, une touche perdue.
Pénalité : 7 contre Grenoble et un carton jaune, 3 contre MdM.
Les statistiques de la deuxième mi-temps :
Mêlée (Intro Grenoble) : 1.
Mêlée (Intro MdM) : 2.
Touche (Grenoble) : 9 aucun ballon perdu !
Touche (MdM) :4, deux ballons volés, un ballon perdu
Pénalité : 4 contre Grenoble et 6 contre MdM.