Bonjour la Team du Raffut alpin, voici mon débrief du match à Aix
« Rien ne va »
Interrogé vers l’heure de jeu par Guilhem Garrigue de Canal+ sur le bord de touche, Jeff Dubois, bien dépité de voir le jeu pratiqué par ses troupes n’y va pas par quatre chemins pour dire que son équipe ne joue pas comme il faudrait : « Rien ne va ». Constat lucide animé de beaucoup d’amertume. « Que faut-il faire ?» demande naïvement, je trouve, le journaliste de Canal+ à Jeff : « Il faut finir les coups ». Et si, cela se limitait à cela, passe encore, je serais tenté de dire qu’il faut revoir de fond en comble tous les fondamentaux du rugby tant l’équipe grenobloise a failli dans tous les domaines, ce que confirme Éric Escande à l’issue de la rencontre : « On a été dominés dans tous les secteurs ». Que dire de plus ?
Quand on analyse les faits de jeu et les statistiques du match, voici les points négatifs qui sont à l’origine de la lourde défaite.
Une conquête défaillance en touche
Le secteur de la touche est vraiment le point faible de la conquête grenobloise. Comme tout le monde le sait, la touche est la rampe de lancement des phases d’attaque. Depuis le début de la saison, ce secteur est particulièrement inefficace dans les zones de marque. Sur les quatre bonnes touches et pénaltouches (10e, 12e, 13e, 14e) proches de la ligne, les Grenoblois se font voler deux ballons et commettent deux fautes sanctionnées par l’arbitre avec des relayeurs qui rentrent trop tôt dans l’alignement ! Pour les Provençaux, cette phase de conquête a été d’une efficacité remarquable. Sur les quatre touches en bonne posture, ils sont allés trois fois derrière la ligne (4e, 24e, 35e), ils vendangent celle à la 22e. Voici les faits de la première période.
En seconde mi-temps :la défaillance est moindre. Les Grenoblois marquent leurs deux essais à la suite de deux pénaltouches proches de l’en-but (49e, 73e), mais perdent encore trois bons ballons qui annihilent trois séquences (43e, 52e, 58e) ! Les Aixois marquent encore deux essais sur pénaltouches (46e, 64e) malgré la perte de deux ballons (45e, 77e). Ainsi sur l’ensemble du match, les Provençaux marquent cinq essais à partir de leur conquête en touche contre deux pour Grenoble. Les taux de réussite sur lancer sont bien différents : 8 pertes du ballon sur 19 lancers grenoblois (57% de réussite) contre trois pertes pour treize lancers aixois (77% de réussite). Et pourtant, Grenoble a un très bon contre en touche. Lors de ce match, un seul contre efficace ! Force est de constater que la préparation en amont de ce secteur de jeu pose question dans le camp grenoblois. Jérôme Villegas et Pierre Caillet (quand il sera présent lors des entraînements) auront bien du travail à faire.
Une mêlée en souffrance
Jusqu’à maintenant, la mêlée grenobloise aussi bien offensive que défensive était bonne et était une phase de conquête plutôt efficace. Lors de ce match, on n’a pas retrouvé les standards de la mêlée grenobloise (effet immédiat du départ de Patrick Pézery ? dont on sait que c’est un spécialiste reconnu !). Sur les cinq mêlées jouées en première période (2 introductions pour Grenoble contre 3 pour Aix), les Isérois ont été pénalisés deux fois, plus un bras cassé contre une seule pénalité pour Aix. Sur la première mêlée pénalisée, Les Aixois marqueront , après, leur premier essai sur pénaltouche. Pour Grenoble, leur première mêlée à 5 m de l’en-but aixois est pénalisée, ce qui fait encore un ballon d’essai envolé ! En seconde période, sur les huit mêlées jouées (4 introductions de chaque côté), deux pénalités et un bras cassé contre Grenoble et zéro faute provençale ! Grenoble a été dominée dans cette phase de combat qui est un des baromètres de la force d’une équipe !
Trop d’imprécisons dans les séquences offensives.
Sur tous les lancements de jeu, aucun n’a donné lieu à un essai. Toutes les bonnes séquences se sont soldées par une perte du ballon (3e, 20e, 45e, 52e, 59e,65e). Pire, les pertes du ballon ont permis aux Aixois de marquer deux essais en contre d’où, avec les 5 marqués sur pénaltouche, un total de 7 essais à l’arrivée ! A cela, il faut ajouter un surnombre mal négocié sur contre-attaque (51e) qui débouche sur une perte du ballon quelque temps de jeu après !
Une indiscipline qui a coûté cher
Grenoble, qui a le meilleur classement pour la discipline (quasiment 10 pénalités par match et très peu de cartons) du ProD2, a commis onze pénalités sur l’ensemble du match et reçu deux cartons jaunes lourds de conséquence pour ces deux périodes d’infériorité numérique. Un premier carton jaune pour une obstruction largement évitable (22e) qui permet aux Aixois de marquer leur deuxième essai (24e) deux minutes plus tard ! Le deuxième carton survient en seconde période vers l’heure de jeu (59e, faute évitable, plaquage haut avec contact à la tête), les Aixois profiteront de cette nouvelle supériorité numérique pour marquer deux essais ! (64e, 68e).
Finalement, rien n’a marché pour les joueurs de Jeff Dubois : pas de conquête, pas de précision dans le jeu, pas de puissance dans les attaques, quasiment aucune collision gagnée, hormis celles d’Hugo Trouilloud et de Mathis Baret, une défense peu agressive et trop d’indiscipline. Quand au rugby, tous les ingrédients (conquête, discipline, efficacité, défense) n’y sont pas, tu en prends 40 à 50 points minimum. Grenoble a perdu 45 à 15 ! On attend un tout autre visage des coéquipiers de José Madeira, qui portait pour la deuxième le brassard de capitaine.
Prochain match, au Stade des Alpes, vendredi prochain, 16 janvier à 21 heures contre Agen, équipe qui au match aller avait marqué tout près de 40 points (38) aux Grenoblois ! A bon entendeur …
« Rien ne va »
Interrogé vers l’heure de jeu par Guilhem Garrigue de Canal+ sur le bord de touche, Jeff Dubois, bien dépité de voir le jeu pratiqué par ses troupes n’y va pas par quatre chemins pour dire que son équipe ne joue pas comme il faudrait : « Rien ne va ». Constat lucide animé de beaucoup d’amertume. « Que faut-il faire ?» demande naïvement, je trouve, le journaliste de Canal+ à Jeff : « Il faut finir les coups ». Et si, cela se limitait à cela, passe encore, je serais tenté de dire qu’il faut revoir de fond en comble tous les fondamentaux du rugby tant l’équipe grenobloise a failli dans tous les domaines, ce que confirme Éric Escande à l’issue de la rencontre : « On a été dominés dans tous les secteurs ». Que dire de plus ?
Quand on analyse les faits de jeu et les statistiques du match, voici les points négatifs qui sont à l’origine de la lourde défaite.
Une conquête défaillance en touche
Le secteur de la touche est vraiment le point faible de la conquête grenobloise. Comme tout le monde le sait, la touche est la rampe de lancement des phases d’attaque. Depuis le début de la saison, ce secteur est particulièrement inefficace dans les zones de marque. Sur les quatre bonnes touches et pénaltouches (10e, 12e, 13e, 14e) proches de la ligne, les Grenoblois se font voler deux ballons et commettent deux fautes sanctionnées par l’arbitre avec des relayeurs qui rentrent trop tôt dans l’alignement ! Pour les Provençaux, cette phase de conquête a été d’une efficacité remarquable. Sur les quatre touches en bonne posture, ils sont allés trois fois derrière la ligne (4e, 24e, 35e), ils vendangent celle à la 22e. Voici les faits de la première période.
En seconde mi-temps :la défaillance est moindre. Les Grenoblois marquent leurs deux essais à la suite de deux pénaltouches proches de l’en-but (49e, 73e), mais perdent encore trois bons ballons qui annihilent trois séquences (43e, 52e, 58e) ! Les Aixois marquent encore deux essais sur pénaltouches (46e, 64e) malgré la perte de deux ballons (45e, 77e). Ainsi sur l’ensemble du match, les Provençaux marquent cinq essais à partir de leur conquête en touche contre deux pour Grenoble. Les taux de réussite sur lancer sont bien différents : 8 pertes du ballon sur 19 lancers grenoblois (57% de réussite) contre trois pertes pour treize lancers aixois (77% de réussite). Et pourtant, Grenoble a un très bon contre en touche. Lors de ce match, un seul contre efficace ! Force est de constater que la préparation en amont de ce secteur de jeu pose question dans le camp grenoblois. Jérôme Villegas et Pierre Caillet (quand il sera présent lors des entraînements) auront bien du travail à faire.
Une mêlée en souffrance
Jusqu’à maintenant, la mêlée grenobloise aussi bien offensive que défensive était bonne et était une phase de conquête plutôt efficace. Lors de ce match, on n’a pas retrouvé les standards de la mêlée grenobloise (effet immédiat du départ de Patrick Pézery ? dont on sait que c’est un spécialiste reconnu !). Sur les cinq mêlées jouées en première période (2 introductions pour Grenoble contre 3 pour Aix), les Isérois ont été pénalisés deux fois, plus un bras cassé contre une seule pénalité pour Aix. Sur la première mêlée pénalisée, Les Aixois marqueront , après, leur premier essai sur pénaltouche. Pour Grenoble, leur première mêlée à 5 m de l’en-but aixois est pénalisée, ce qui fait encore un ballon d’essai envolé ! En seconde période, sur les huit mêlées jouées (4 introductions de chaque côté), deux pénalités et un bras cassé contre Grenoble et zéro faute provençale ! Grenoble a été dominée dans cette phase de combat qui est un des baromètres de la force d’une équipe !
Trop d’imprécisons dans les séquences offensives.
Sur tous les lancements de jeu, aucun n’a donné lieu à un essai. Toutes les bonnes séquences se sont soldées par une perte du ballon (3e, 20e, 45e, 52e, 59e,65e). Pire, les pertes du ballon ont permis aux Aixois de marquer deux essais en contre d’où, avec les 5 marqués sur pénaltouche, un total de 7 essais à l’arrivée ! A cela, il faut ajouter un surnombre mal négocié sur contre-attaque (51e) qui débouche sur une perte du ballon quelque temps de jeu après !
Une indiscipline qui a coûté cher
Grenoble, qui a le meilleur classement pour la discipline (quasiment 10 pénalités par match et très peu de cartons) du ProD2, a commis onze pénalités sur l’ensemble du match et reçu deux cartons jaunes lourds de conséquence pour ces deux périodes d’infériorité numérique. Un premier carton jaune pour une obstruction largement évitable (22e) qui permet aux Aixois de marquer leur deuxième essai (24e) deux minutes plus tard ! Le deuxième carton survient en seconde période vers l’heure de jeu (59e, faute évitable, plaquage haut avec contact à la tête), les Aixois profiteront de cette nouvelle supériorité numérique pour marquer deux essais ! (64e, 68e).
Finalement, rien n’a marché pour les joueurs de Jeff Dubois : pas de conquête, pas de précision dans le jeu, pas de puissance dans les attaques, quasiment aucune collision gagnée, hormis celles d’Hugo Trouilloud et de Mathis Baret, une défense peu agressive et trop d’indiscipline. Quand au rugby, tous les ingrédients (conquête, discipline, efficacité, défense) n’y sont pas, tu en prends 40 à 50 points minimum. Grenoble a perdu 45 à 15 ! On attend un tout autre visage des coéquipiers de José Madeira, qui portait pour la deuxième le brassard de capitaine.
Prochain match, au Stade des Alpes, vendredi prochain, 16 janvier à 21 heures contre Agen, équipe qui au match aller avait marqué tout près de 40 points (38) aux Grenoblois ! A bon entendeur …