Bonjour la team du Raffut alpin
Une fin bien terne à l’image de la saison
Pour dire au revoir aux joueurs partants (cinq alignés dans le XV du départ et trois sur le banc) lors du dernier match de la saison devant le public grenoblois, on ne peut pas dire que sur le plan du résultat, ce fut une réussite. Pour célébrer les partants, le public devra faire avec une quatrième défaite à domicile de la saison dans un stade refroidi par une météo digne d’un mois de novembre avec au programme pluie et froid. On a connu nettement mieux ses dernières saisons à cette période de l’année, mais pour celle de 2025-2026, il faudra faire avec une fin bien terme, bien tristounette, avec une sévère défaite sur un score sans appel de 17-39, cinq essais à deux. Les Columérins étaient venus chercher à Grenoble une victoire afin d’assurer une demi-finale à la maison, et pourquoi pas de rêver à une finale pour la suite, eux qui en ont été privés la saison dernière dans les ultimes secondes de leur match de barrage à domicile (drop de Thomas Fortunel à deux minutes du terme) par les surprenants montalbanais. Les hommes du nouveau duo d’entraîneurs haut-garonnais, Florian Necot et Aurélien Becot, ont réussi une très belle performance au Stade des Alpes en signant une neuvième victoire à l’extérieur de la saison, qui ferait pâlir d’envie bien des équipes, à commencer par Grenoble. Leur succès est très largement mérité et bravo à eux. Ce club au petit budget (7,9M) a réussi une très belle phase régulière et pourrait créer la surprise pendant les phases finales. Je ne serai pas étonné de les voir accéder à la finale.
Pour Grenoble, ce match était l’occasion de voir une dernière fois des joueurs historiques du club, à l’image de Thibaut Martel, Romain Trouilloud et dans une moindre mesure, José Madeira, Julien Farnoux et consorts. Merci à tous ces joueurs qui ont porté haut les couleurs du maillot grenoblois, Rouge et Bleu.
La fin de la saison dernière a généré beaucoup de frustration par la défaite en finale de Pro D2 (la troisième consécutive) suivie d’une courte défaite en Access-match. On pensait que cette frustration allait être digérée avec le temps. Et non, pire, elle aura débouché sur une crise de confiance en interne et des turbulences en coulisse. A l’arrivée, une saison gâchée, des résultats décevants, un état d’esprit en dent de scie.
Lors du dernier match, on a vu toutes les lacunes d’une équipe en perte de confiance, de maîtrise avec une défense laxiste par moments, à l’image du premier essai encaissé avec deux plaquages loupés ou encore celui du retour de vestiaire où toute la défense grenobloise est au point mort.
Dans les zones de marque, on a vu et revu cette incapacité à terminer les coups proprement à l’image de l’essai refusé en fin de première période pour une passe en-avant ou encore l’entrée dans l’en-but de Barnabé Couilloud qui est retourné ou l’essai refusé dans les dernières secondes du match. Sur les séquences offensives, on a de nouveau assisté à de nombreuses pertes de balle (12e, 17e, 25e, 55e, 72e) annulant du même coup des bonnes occasions d’essais. On a, également, assisté à cette incapacité à franchir, cette incapacité à trouver des solutions, à trouver de l’alternance, mais surtout à accélérer le jeu. Les sorties du ballon des rucks durent plus de deux secondes, ce qui donne largement le temps à la défense adverse à se replacer. La saison dernière, Colomiers en avait pris 65 points et huit essais au Stade des Alpes (défaite 65 à19 match en novembre 2024) et avait perdu à la maison (24-36 en février 2025). Les Grenoblois en étaient loin de réussir des coups pareils.
Enfin, la conquête a connu des hauts et des bas ce qui a permis, néanmoins, à lancer des offensives, mais qui ne déboucheront que sur deux essais, un marqué à la suite d’une bonne touche et le deuxième à la suite d’une contre-attaque. C’est maigre.
Les statistiques de la première mi-temps :
Touches (Grenoble) :7, un ballon perdu.
Touche (Colomiers) :5, aucun ballon perdu.
Mêlée (Grenoble) : 3, un bras cassé contre Colomiers.
Mêlée (Colomiers) : 2, une pénalité contre Grenoble.
Pénalité : 4 contre Grenoble et 5 contre Colomiers.
Les statistiques de la deuxième mi-temps :
Touches (Grenoble) :10, trois ballons perdus.
Touche (Colomiers) : 7, un ballon perdu.
Mêlée (Grenoble) : 3, une pénalité contre Colomiers.
Mêlée (Colomiers) :1, un bras cassé contre Colomiers.
Pénalité : 2 contre Grenoble et 5 contre Colomiers et un carton jaune.
Au terme de la saison, les Grenoblois terminent à la huitième place, ce qui est logique compte tenu des carences rencontrées dans la pratique de leur rugby durant trente journées, bien loin des objectifs annoncés au moment de la reprise du championnat et des sondages auprès des entraîneurs du Pro D2 qui voyaient Grenoble se qualifier directement pour une demi-finale tout comme Vannes, Brive, Oyonnax et Provence, alors que Colomiers n’était cité que pour une place de barragiste. Cependant, les Grenoblois vont pouvoir profiter d’une grande nouveauté : ils pourront bénéficier d’une coupure d’au moins huit semaines de repos pour oublier cette saison, pour se ressourcer, pour tourner définitivement la page des finales perdues avant de repartir pour un nouveau cycle. Le nouveau staff devra reconstruire une équipe, recréer une dynamique, insuffler un nouveau souffle, une nouvelle énergie, redonner de la confiance. Un gros chantier en perspective pour le futur staff en espérant qu’il pourra disposer des cadres qui ont manqué cette saison. Je pense, notamment à Sam Davies et Gerwin Mouton. Des jeunes joueurs ont émergé comme Mathis Baret, Sacha Mistrulli, Nathan Pozin, Théo Lavoine. D’autres tenteront de busculer la hiérarchie, de quoi impulser de l’élan, de la saine concurrence pour booster et challenger tous les joueurs. Croisons les doigts pour que la « mayonnaise » prenne vite, que Grenoble retrouve l’ambition des sommets.
Dans le midol :
Les étoiles
2 étoiles : G Kveseladze et H. Trouilloud
1 étoile : José Madeira, R. Fusier, T. labouteley, T Martel, R. Trouilloud
« A l’image de leur(s) saison(s) » NZ
NZ revient rapidement sur les scories des Grenoblois durant le match offrant trois essais aux Columérins, eux qui ont gardé le statut de meilleure défense du championnat devant Vannes. Pour cet ultime match des historiques qui partent, Marc Palmier revient sur l’anecdote de la transformation en coin de Thibaut Martel. En résumé, les deux équipes ont produit un match à l’image de leur saison.
Une fin bien terne à l’image de la saison
Pour dire au revoir aux joueurs partants (cinq alignés dans le XV du départ et trois sur le banc) lors du dernier match de la saison devant le public grenoblois, on ne peut pas dire que sur le plan du résultat, ce fut une réussite. Pour célébrer les partants, le public devra faire avec une quatrième défaite à domicile de la saison dans un stade refroidi par une météo digne d’un mois de novembre avec au programme pluie et froid. On a connu nettement mieux ses dernières saisons à cette période de l’année, mais pour celle de 2025-2026, il faudra faire avec une fin bien terme, bien tristounette, avec une sévère défaite sur un score sans appel de 17-39, cinq essais à deux. Les Columérins étaient venus chercher à Grenoble une victoire afin d’assurer une demi-finale à la maison, et pourquoi pas de rêver à une finale pour la suite, eux qui en ont été privés la saison dernière dans les ultimes secondes de leur match de barrage à domicile (drop de Thomas Fortunel à deux minutes du terme) par les surprenants montalbanais. Les hommes du nouveau duo d’entraîneurs haut-garonnais, Florian Necot et Aurélien Becot, ont réussi une très belle performance au Stade des Alpes en signant une neuvième victoire à l’extérieur de la saison, qui ferait pâlir d’envie bien des équipes, à commencer par Grenoble. Leur succès est très largement mérité et bravo à eux. Ce club au petit budget (7,9M) a réussi une très belle phase régulière et pourrait créer la surprise pendant les phases finales. Je ne serai pas étonné de les voir accéder à la finale.
Pour Grenoble, ce match était l’occasion de voir une dernière fois des joueurs historiques du club, à l’image de Thibaut Martel, Romain Trouilloud et dans une moindre mesure, José Madeira, Julien Farnoux et consorts. Merci à tous ces joueurs qui ont porté haut les couleurs du maillot grenoblois, Rouge et Bleu.
La fin de la saison dernière a généré beaucoup de frustration par la défaite en finale de Pro D2 (la troisième consécutive) suivie d’une courte défaite en Access-match. On pensait que cette frustration allait être digérée avec le temps. Et non, pire, elle aura débouché sur une crise de confiance en interne et des turbulences en coulisse. A l’arrivée, une saison gâchée, des résultats décevants, un état d’esprit en dent de scie.
Lors du dernier match, on a vu toutes les lacunes d’une équipe en perte de confiance, de maîtrise avec une défense laxiste par moments, à l’image du premier essai encaissé avec deux plaquages loupés ou encore celui du retour de vestiaire où toute la défense grenobloise est au point mort.
Dans les zones de marque, on a vu et revu cette incapacité à terminer les coups proprement à l’image de l’essai refusé en fin de première période pour une passe en-avant ou encore l’entrée dans l’en-but de Barnabé Couilloud qui est retourné ou l’essai refusé dans les dernières secondes du match. Sur les séquences offensives, on a de nouveau assisté à de nombreuses pertes de balle (12e, 17e, 25e, 55e, 72e) annulant du même coup des bonnes occasions d’essais. On a, également, assisté à cette incapacité à franchir, cette incapacité à trouver des solutions, à trouver de l’alternance, mais surtout à accélérer le jeu. Les sorties du ballon des rucks durent plus de deux secondes, ce qui donne largement le temps à la défense adverse à se replacer. La saison dernière, Colomiers en avait pris 65 points et huit essais au Stade des Alpes (défaite 65 à19 match en novembre 2024) et avait perdu à la maison (24-36 en février 2025). Les Grenoblois en étaient loin de réussir des coups pareils.
Enfin, la conquête a connu des hauts et des bas ce qui a permis, néanmoins, à lancer des offensives, mais qui ne déboucheront que sur deux essais, un marqué à la suite d’une bonne touche et le deuxième à la suite d’une contre-attaque. C’est maigre.
Les statistiques de la première mi-temps :
Touches (Grenoble) :7, un ballon perdu.
Touche (Colomiers) :5, aucun ballon perdu.
Mêlée (Grenoble) : 3, un bras cassé contre Colomiers.
Mêlée (Colomiers) : 2, une pénalité contre Grenoble.
Pénalité : 4 contre Grenoble et 5 contre Colomiers.
Les statistiques de la deuxième mi-temps :
Touches (Grenoble) :10, trois ballons perdus.
Touche (Colomiers) : 7, un ballon perdu.
Mêlée (Grenoble) : 3, une pénalité contre Colomiers.
Mêlée (Colomiers) :1, un bras cassé contre Colomiers.
Pénalité : 2 contre Grenoble et 5 contre Colomiers et un carton jaune.
Au terme de la saison, les Grenoblois terminent à la huitième place, ce qui est logique compte tenu des carences rencontrées dans la pratique de leur rugby durant trente journées, bien loin des objectifs annoncés au moment de la reprise du championnat et des sondages auprès des entraîneurs du Pro D2 qui voyaient Grenoble se qualifier directement pour une demi-finale tout comme Vannes, Brive, Oyonnax et Provence, alors que Colomiers n’était cité que pour une place de barragiste. Cependant, les Grenoblois vont pouvoir profiter d’une grande nouveauté : ils pourront bénéficier d’une coupure d’au moins huit semaines de repos pour oublier cette saison, pour se ressourcer, pour tourner définitivement la page des finales perdues avant de repartir pour un nouveau cycle. Le nouveau staff devra reconstruire une équipe, recréer une dynamique, insuffler un nouveau souffle, une nouvelle énergie, redonner de la confiance. Un gros chantier en perspective pour le futur staff en espérant qu’il pourra disposer des cadres qui ont manqué cette saison. Je pense, notamment à Sam Davies et Gerwin Mouton. Des jeunes joueurs ont émergé comme Mathis Baret, Sacha Mistrulli, Nathan Pozin, Théo Lavoine. D’autres tenteront de busculer la hiérarchie, de quoi impulser de l’élan, de la saine concurrence pour booster et challenger tous les joueurs. Croisons les doigts pour que la « mayonnaise » prenne vite, que Grenoble retrouve l’ambition des sommets.
Dans le midol :
Les étoiles
2 étoiles : G Kveseladze et H. Trouilloud
1 étoile : José Madeira, R. Fusier, T. labouteley, T Martel, R. Trouilloud
« A l’image de leur(s) saison(s) » NZ
NZ revient rapidement sur les scories des Grenoblois durant le match offrant trois essais aux Columérins, eux qui ont gardé le statut de meilleure défense du championnat devant Vannes. Pour cet ultime match des historiques qui partent, Marc Palmier revient sur l’anecdote de la transformation en coin de Thibaut Martel. En résumé, les deux équipes ont produit un match à l’image de leur saison.